La paix durable commence par l’empathie
La paix durable commence par l’empathie
La paix durable ne naîtra jamais de l’activisme violent.
Seuls le dialogue et l’empathie permettent une véritable connexion.
Hier, j’ai de nouveau été touché par la puissance de la Communication NonViolente (CNV) lors d’une session d’approfondissement avec cinq collègues formateurs d’Israël, de Turquie, de Belgique et des États-Unis. Ce qui m’a frappé, c’est à quel point l’empathie peut être difficile — surtout quand on veut obtenir quelque chose, “réparer” l’autre, le diriger ou même simplement l’“aider”.
Dès que je me sens responsable de l’histoire de l’autre, que je me mets sur la défensive ou que je cherche à me justifier, tout se complique. Et quand les reproches de l’autre résonnent en moi, je finis (même subtilement) par essayer de l’emmener quelque part où il ou elle ne veut pas aller. Cela ne fonctionne pas.
C’est comme l’exemple bien connu en avion en cas de manque d’oxygène : mettre d’abord son propre masque avant d’aider les autres. Avec l’empathie, c’est pareil : d’abord me connecter à mes propres sentiments et à mes besoins profonds, ensuite seulement je peux vraiment être présent pour l’autre.
Ce que j’ai de nouveau appris :
- Prendre soin de moi d’abord.
- La douleur de l’autre n’est pas la mienne, ni ma responsabilité.
- Le plus difficile pour moi : ne pas essayer de “bien faire”. Car c’est souvent à ce moment-là que j’obtiens l’effet inverse.
À partir du moment où j’applique cela, je ressens la force de la CNV. Je sors du conflit, du besoin d’avoir raison et d’être le plus fort. Je lâche les étiquettes et la conviction que c’est à l’autre de faire le premier pas.
Alors naît la connexion. Dans la paix. Dans la douceur.
Des êtres blessés qui (re)connaissent l’humanité en chacun.
✨ Je vous souhaite une semaine placée sous le signe de la connexion.