Le feedback n’est pas un cadeau

Retour à l'aperçu
Le feedback n’est pas un cadeau

Le feedback n’est pas un cadeau

Si le feedback était vraiment un cadeau, tu l’accueillerais avec le sourire.
Tu ne perdrais pas ton énergie.
Tu ne te demanderais pas soudain : est-ce que je suis (vraiment) à la hauteur ?

Le feedback, c’est une donnée brute.

Et comme avec toutes les données :

  • certaines sont précieuses
  • certaines sont juste un bruit de fond
  • certaines sont la projection de l’autre
  • certaines sont simplement mal formulées

Pendant des années, on m’a dit que j’étais trop direct.
Trop tranchant. Trop froid. Trop dur. Trop directif.

Je me suis adapté.
Je suis devenu plus nuancé.
J’ai laissé plus de place.
J’ai davantage écouté ce qui se joue sous la surface.

Jusqu’à cette semaine.
Deux prospects m’ont donné un feedback musclé:

Pas assez concret
Manque de solutions pragmatiques
Trop “flou”
Pas assez clair

Et me voilà, sans mission.

Temps d’appliquer sur moi ce que j’enseigne:

1️⃣ Je reconnais que ça fait mal

Le feedback touche. Parfois ça fait douter. Parfois ça frustre. Parfois ça fait peur.
Et parfois, je bascule directement en mode survie : me défendre ou m’adapter.

👉 M’adapter = erreur 👉 Ne pas m’adapter = erreur

2️⃣ Je choisis ce que j’en fais

Est-ce que c’est concret ? → je garde
Est-ce que c’est une interprétation ? → je vérifie
Est-ce que ce n’est pas applicable ? → je laisse tomber

👉 Tout feedback ne mérite pas une action

3️⃣ Je rends visible ce qui soutient ma progression

Pas : « Je dois être moins flou »

Mais : « J’entends que ça peut sembler trop théorique pour vous, et que vous attendez des exemples directement applicables. Je vais y revenir de manière plus concrète. »

👉 J’ajuste mon comportement, pas qui je suis.

Pour finir

Le feedback n’est pas un cadeau.
C’est une donnée brute.

Et c’est à toi de choisir :

ce que tu prends
ce que tu laisses
ce que tu en fais concrètement

Sans te réduire pour être plus “acceptable”.

💬 Ça te parle ? À quel moment est-ce que tu te retiens… et comment pourrais-tu oser prendre ta place, là, maintenant ?

Retour à l'aperçu